Ressources humaines

« Écouter les salariés accroît la dimension de l’intelligence collective »« Ecouter les salariés accroît la dimension de l’intelligence collective »

dimension intelligence collective
12 January 2017

Selon Maeva Darteyron,chargée de missions RH chez PETZL,le digital sert avant tout l’efficacité. Mais elle y voit aussi le moyen de répondre à une demande de collaboratif et de participatif qui ne fera que s’accentuer dans les organisations.

Quels sont pour vous les enjeux sociaux de la digitalisation ?

La digitalisation se traduit concrètement,dans l’entreprise,par une évolution des outils,des méthodes,des modes de fonctionnement. Se digitaliser,c’est changer. Il s’agit d’une mutation des savoirs et des compétences. L’enjeu est de gagner en efficacité,notamment dans nos interactions quotidiennes,mais également en transparence,ce qui engendre une réelle évolution culturelle. On se trouve au sein de l’entreprise avec deux dynamiques différentes : le relationnel en face à face et le monde connecté. Le second crée aussi un effet identitaire puisqu’il permet un partage en direct et la création de synergies. En tant que RH,nous avons tout intérêt à accompagner et porter cette évolution. Les trois grands leviers pour le faire sont la communication,la formation,et un accompagnement quotidien pour installer le gain d’efficacité et de transparence de façon durable.

Que peut apporter à l’entreprise une solution de vote électronique ?

Le projet de mettre en place le vote électronique était déjà lancé lorsque j’ai pris ma fonction. Une étude préalable avait été faite pour savoir s’il fallait ou non perdurer dans la méthode traditionnelle.

La solution de vote électronique a été choisie prioritairement pour gagner en temps et en efficacité. Il s’agit d’un investissement stratégique,aussi fallait-il bien évaluer le gain en termes de fiabilité et de sécurité.

Dans quel cadre avez-vous utilisé votre solution de vote électronique ?

Nous l’avons utilisée pour les élections du comité d’entreprise et des délégués du personnel et nous avons été pleinement satisfaits de cette première. Le dépouillementet les résultats ont été très optimisés. La gestion étant centralisée,nous n’avons mobilisé que quatre personnes,alors qu’auparavant nous avions des bureaux de vote pour chaque collège. Nous avons pu disposer dès le dépouillement du calcul des résultats,des Cerfa remplis,des graphiques déjà configurés dans le système,etc. Nous n’avions plus qu’à afficher et communiquer en interne et en externe. Par ailleurs,l’accompagnement offert par le fournisseur de la solution me paraît très important. Dans le cas de PETZL,une nouvelle solution digitale représente un enjeu clé pour les opérateurs de production,qui sont moins en lien avec le digital que d’autres populations comme la R&D. Le département production étant peu digital,il faut cibler sur ces collaborateurs des actions de communication pour les informer et les rassurer sur la facilité d’utilisation. La flexibilité,la performance,un scrutin ouvert 24h/24,tout cela est très positif,mais ne doit pas se traduire par une perte du nombre de votants parce que certains n’oseraient pas utiliser la solution. La qualité de l’accompagnement est donc décisive pour que les collaborateurs ayant une faible culture digitale adhèrent,s’approprient la solution. L’expérience salarié des moins digitaux passe par cet accompagnement.

La démocratie participative vous paraît-elle appelée à se développer dans l’entreprise de demain ?

Assurément. Au vu des fonctionnements des plus jeunes,de leurs habitudes d’hyperconnexion,nous allons tendre de plus en plus vers cela. La volonté des salariés d’être écoutés accroît la dimension de l’ « intelligence collective » dans le travail. Chez Petzl,par exemple,nous travaillons beaucoup en mode projet et l’échange d’idées est indispensable pour atteindre plus efficacement l’objectif final. Bien entendu,il me semble que ce soit plus simple à mettre en place dans une start-up que dans une entreprise à la culture hiérarchique ancienne. Tout cela dépend de l’historique de l’entreprise,de la volonté de la direction...

Il y a aussi un phénomène de responsabilisation des salariés via le collectif : celui-ci participe de la qualité de l’expérience salarié,importante en termes de fidélisation. Un collaborateur qui ne trouve pas aujourd’hui cette dimension dans l’entreprise va chercher à satisfaire cette attente chez un autre employeur. Rester compétitif impose de fidéliser les talents stratégiques pour l’entreprise,et l’expérience salarié est aujourd’hui primordiale dans ce sens.

dimension intelligence collective

Selon Maeva Darteyron,chargée de missions RH chez PETZL,le digital sert avant tout l’efficacité. Mais elle y voit aussi le moyen de répondre à une demande de collaboratif et de participatif qui ne fera que s’accentuer dans les organisations. 

 

Quels sont pour vous les enjeux sociaux de la digitalisation ?  

 

La digitalisation se traduit concrètement,dans l’entreprise,par une évolution des outils,des méthodes,des modes de fonctionnement. Se digitaliser,c’est changer. Il s’agit d’une mutation des savoirs et des compétences. L’enjeu est de gagner en efficacité,notamment dans nos interactions quotidiennes,mais également en transparence,ce qui engendre une réelle évolution culturelle. On se trouve au sein de l’entreprise avec deux dynamiques différentes : le relationnel en face à face et le monde connecté. Le second crée aussi un effet identitaire puisqu’il permet un partage en direct et la création de synergies. En tant que RH,nous avons tout intérêt à accompagner et porter cette évolution. Les trois grands leviers pour le faire sont la communication,la formation,et un accompagnement quotidien pour installer le gain d’efficacité et de transparence de façon durable.

 

 

Que peut apporter à l’entreprise une solution de vote électronique ? 

 

Le projet de mettre en place le vote électronique était déjà lancé lorsque j’ai pris ma fonction. Une étude préalable avait été faite pour savoir s’il fallait ou non perdurer dans la méthode traditionnelle.  

La solution de vote électronique a été choisie prioritairement pour gagner en temps et en efficacité. Il s’agit d’un investissement stratégique,aussi fallait-il bien évaluer le gain en termes de fiabilité et de sécurité. 

 

Dans quel cadre avez-vous utilisé votre solution de vote électronique ? 

 

Nous l’avons utilisée pour les élections du comité d’entreprise et des délégués du personnel et nous avons été pleinement satisfaits de cette première. Le dépouillementet les résultats ont été très optimisés. La gestion étant centralisée,nous n’avons mobilisé que quatre personnes,alors qu’auparavant nous avions des bureaux de vote pour chaque collège. Nous avons pu disposer dès le dépouillement du calcul des résultats,des Cerfa remplis,des graphiques déjà configurés dans le système,etc. Nous n’avions plus qu’à afficher et communiquer en interne et en externe. Par ailleurs,l’accompagnement offert par le fournisseur de la solution me paraît très important. Dans le cas de PETZL,une nouvelle solution digitale représente un enjeu clé pour les opérateurs de production,qui sont moins en lien avec le digital que d’autres populations comme la R&D. Le département production étant peu digital,il faut cibler sur ces collaborateurs des actions de communication pour les informer et les rassurer sur la facilité d’utilisation. La flexibilité,la performance,un scrutin ouvert 24h/24,tout cela est très positif,mais ne doit pas se traduire par une perte du nombre de votants parce que certains n’oseraient pas utiliser la solution. La qualité de l’accompagnement est donc décisive pour que les collaborateurs ayant une faible culture digitale adhèrent,s’approprient la solution. L’expérience salarié des moins digitaux passe par cet accompagnement. 

 

 

La démocratie participative vous paraît-elle appelée à se développer dans l’entreprise de demain ? 

 

Assurément. Au vu des fonctionnements des plus jeunes,de leurs habitudes d’hyperconnexion,nous allons tendre de plus en plus vers cela. La volonté des salariés d’être écoutés accroît la dimension de l’ « intelligence collective » dans le travail. Chez Petzl,par exemple,nous travaillons beaucoup en mode projet et l’échange d’idées est indispensable pour atteindre plus efficacement l’objectif final. Bien entendu,il me semble que ce soit plus simple à mettre en place dans une start-up que dans une entreprise à la culture hiérarchique ancienne. Tout cela dépend de l’historique de l’entreprise,de la volonté de la direction... 

 

Il y a aussi un phénomène de responsabilisation des salariés via le collectif : celui-ci participe de la qualité de l’expérience salarié,importante en termes de fidélisation. Un collaborateur qui ne trouve pas aujourd’hui cette dimension dans l’entreprise va chercher à satisfaire cette attente chez un autre employeur. Rester compétitif impose de fidéliser les talents stratégiques pour l’entreprise,et l’expérience salarié est aujourd’hui primordiale dans ce sens. 

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Par  12 January 2017

Selon Maeva Darteyron,chargée de missions RH chez PETZL,le digital sert avant tout l’efficacité. Mais elle y voit aussi le moyen de répondre à une demande de collaboratif et de participatif qui ne fera que s’accentuer dans les organisations.

Quels sont pour vous les enjeux sociaux de la digitalisation ?

La digitalisation se traduit concrètement,dans l’entreprise,par une évolution des outils,des méthodes,des modes de fonctionnement. Se digitaliser,c’est changer. Il s’agit d’une mutation des savoirs et des compétences. L’enjeu est de gagner en efficacité,notamment dans nos interactions quotidiennes,mais également en transparence,ce qui engendre une réelle évolution culturelle. On se trouve au sein de l’entreprise avec deux dynamiques différentes : le relationnel en face à face et le monde connecté. Le second crée aussi un effet identitaire puisqu’il permet un partage en direct et la création de synergies. En tant que RH,nous avons tout intérêt à accompagner et porter cette évolution. Les trois grands leviers pour le faire sont la communication,la formation,et un accompagnement quotidien pour installer le gain d’efficacité et de transparence de façon durable.

Que peut apporter à l’entreprise une solution de vote électronique ?

Le projet de mettre en place le vote électronique était déjà lancé lorsque j’ai pris ma fonction. Une étude préalable avait été faite pour savoir s’il fallait ou non perdurer dans la méthode traditionnelle. La solution de vote électronique a été choisie prioritairement pour gagner en temps et en efficacité. Il s’agit d’un investissement stratégique,aussi fallait-il bien évaluer le gain en termes de fiabilité et de sécurité.

Dans quel cadre avez-vous utilisé votre solution de vote électronique ?

Nous l’avons utilisée pour les élections du comité d’entreprise et des délégués du personnel et nous avons été pleinement satisfaits de cette première. Le dépouillementet les résultats ont été très optimisés. La gestion étant centralisée,nous n’avons mobilisé que quatre personnes,alors qu’auparavant nous avions des bureaux de vote pour chaque collège. Nous avons pu disposer dès le dépouillement du calcul des résultats,des Cerfa remplis,des graphiques déjà configurés dans le système,etc. Nous n’avions plus qu’à afficher et communiquer en interne et en externe. Par ailleurs,l’accompagnement offert par le fournisseur de la solution me paraît très important. Dans le cas de PETZL,une nouvelle solution digitale représente un enjeu clé pour les opérateurs de production,qui sont moins en lien avec le digital que d’autres populations comme la R&D. Le département production étant peu digital,il faut cibler sur ces collaborateurs des actions de communication pour les informer et les rassurer sur la facilité d’utilisation. La flexibilité,la performance,un scrutin ouvert 24h/24,tout cela est très positif,mais ne doit pas se traduire par une perte du nombre de votants parce que certains n’oseraient pas utiliser la solution. La qualité de l’accompagnement est donc décisive pour que les collaborateurs ayant une faible culture digitale adhèrent,s’approprient la solution. L’expérience salarié des moins digitaux passe par cet accompagnement.

La démocratie participative vous paraît-elle appelée à se développer dans l’entreprise de demain ?

Assurément. Au vu des fonctionnements des plus jeunes,de leurs habitudes d’hyperconnexion,nous allons tendre de plus en plus vers cela. La volonté des salariés d’être écoutés accroît la dimension de l’ « intelligence collective » dans le travail. Chez Petzl,par exemple,nous travaillons beaucoup en mode projet et l’échange d’idées est indispensable pour atteindre plus efficacement l’objectif final. Bien entendu,il me semble que ce soit plus simple à mettre en place dans une start-up que dans une entreprise à la culture hiérarchique ancienne. Tout cela dépend de l’historique de l’entreprise,de la volonté de la direction... Il y a aussi un phénomène de responsabilisation des salariés via le collectif : celui-ci participe de la qualité de l’expérience salarié,importante en termes de fidélisation. Un collaborateur qui ne trouve pas aujourd’hui cette dimension dans l’entreprise va chercher à satisfaire cette attente chez un autre employeur. Rester compétitif impose de fidéliser les talents stratégiques pour l’entreprise,et l’expérience salarié est aujourd’hui primordiale dans ce sens.
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Il y a aussi un phénomène de responsabilisation des salariés via le collectif : celui-ci participe de la qualité de l’expérience salarié,importante en termes de fidélisation. Un collaborateur qui ne trouve pas aujourd’hui cette dimension dans l’entreprise va chercher à satisfaire cette attente chez un autre employeur. Rester compétitif impose de fidéliser les talents stratégiques pour l’entreprise,et l’expérience salarié est aujourd’hui primordiale dans ce sens.