Relation Clients

La génération Y questionne la volonté de changement

Photo Stephane Boukris Ametix DOCAPOST
16 November 2017

Les entreprises ont bien conscience qu’elles ne pourront se passer du concours de la génération Y pour réinventer l’expérience client de la génération Y.

Mais il est difficile d’attirer des talents lorsque l’on a intrinsèquement peur de ce qu’ils pourraient apporter. Dit autrement, pour commencer à changer, pour accueillir les énergies de changement, il faut d’abord le vouloir sincèrement.

D’une certaine manière, c’est le message que tentent de faire passer les jeunes collaborateurs qui refusent jusqu’aux règles du travail en équipe à leur entrée dans les grandes organisations. Imposer ses propres règles à l’entreprise, arriver à l’heure que l’on veut et repartir très tard le soir, c’est aussi questionner, de façon certes provocatrice, la hiérarchie de l’entreprise sur sa réelle volonté de changement.

Pour que le message passe mieux vis-à-vis de collaborateurs plus anciens, nombre de grands groupes ont opté pour la création de structures différenciées, de laboratoires qui fonctionnent sur le même mode agile que les startups. Ce sont des endroits où l’on peut casser les codes, remettre en cause l’ordre établi pour libérer les esprits et la créativité.

Ces laboratoires constituent une ressource précieuse. Ce qu’ils mettent au point pourra ensuite être réutilisé pour une transformation à plus large échelle. Mais le danger de cette approche est de donner aux collaborateurs de « l’ancienne » organisation le sentiment que l’évolution se fait sans eux. Ce serait d’autant plus dommageable que les idées innovantes ne viennent pas forcément toutes d’une structure étiquetée comme telle.

Un simple concours interne aux idées neuves suffit à révéler des trésors insoupçonnés de créativité, souvent alimentés par une expérience concrète du terrain. L’appropriation est un élément essentiel pour réussir la transformation digitale. Et cette appropriation repose sur la capacité donnée à chacun d’anticiper la transformation ou l’éventuelle disparition de son métier, de réinventer une nouvelle place dans l’organisation grâce à la formation. Ce qui fait l’entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la composent et la font avancer.

Stéphane Boukris
Directeur et co-fondateur Ametix

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"La transformation digitale ne doit pas être vécue comme une menace par les collaborateurs, mais comme une opportunité de réinventer leur métier avec le soutien sans réserve de l’organisation."
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La génération Y questionne la volonté de changement

Photo Stephane Boukris Ametix DOCAPOST
Par  16 November 2017

Les entreprises ont bien conscience qu’elles ne pourront se passer du concours de la génération Y pour réinventer l’expérience client de la génération Y. Mais il est difficile d’attirer des talents lorsque l’on a intrinsèquement peur de ce qu’ils pourraient apporter. Dit autrement, pour commencer à changer, pour accueillir les énergies de changement, il faut d’abord le vouloir sincèrement. D’une certaine manière, c’est le message que tentent de faire passer les jeunes collaborateurs qui refusent jusqu’aux règles du travail en équipe à leur entrée dans les grandes organisations. Imposer ses propres règles à l’entreprise, arriver à l’heure que l’on veut et repartir très tard le soir, c’est aussi questionner, de façon certes provocatrice, la hiérarchie de l’entreprise sur sa réelle volonté de changement. Pour que le message passe mieux vis-à-vis de collaborateurs plus anciens, nombre de grands groupes ont opté pour la création de structures différenciées, de laboratoires qui fonctionnent sur le même mode agile que les startups. Ce sont des endroits où l’on peut casser les codes, remettre en cause l’ordre établi pour libérer les esprits et la créativité. Ces laboratoires constituent une ressource précieuse. Ce qu’ils mettent au point pourra ensuite être réutilisé pour une transformation à plus large échelle. Mais le danger de cette approche est de donner aux collaborateurs de « l’ancienne » organisation le sentiment que l’évolution se fait sans eux. Ce serait d’autant plus dommageable que les idées innovantes ne viennent pas forcément toutes d’une structure étiquetée comme telle. Un simple concours interne aux idées neuves suffit à révéler des trésors insoupçonnés de créativité, souvent alimentés par une expérience concrète du terrain. L’appropriation est un élément essentiel pour réussir la transformation digitale. Et cette appropriation repose sur la capacité donnée à chacun d’anticiper la transformation ou l’éventuelle disparition de son métier, de réinventer une nouvelle place dans l’organisation grâce à la formation. Ce qui fait l’entreprise, ce sont les femmes et les hommes qui la composent et la font avancer. Stéphane Boukris Directeur et co-fondateur Ametix Télécharger le livre blanc

"La transformation digitale ne doit pas être vécue comme une menace par les collaborateurs, mais comme une opportunité de réinventer leur métier avec le soutien sans réserve de l’organisation."