Paroles d’experts

e-santé : "Docaposte engagée pour pour faire émerger une filière d’excellence en e-santé en France"

esante-parole-expert
15 June 2020

candice-dauge

Fortement réglementé et traitant de données sensibles, le secteur de la santé a besoin d’acteurs de confiance pour opérer sa transformation numérique et innover en confiance. Tiers de confiance et premier hébergeur de données de santé en France, Docaposte accompagne les professionnels des sphères médicale et médico-sociale, mais aussi les patients, pour développer des services en e-santé, les opérer et les faire évoluer.

Avec la crise sanitaire, de nouveaux usages ont émergé au moyen du digital et, avec eux, le sentiment qu’il faut les pérenniser et les intégrer aux modes opérationnels pour proposer, demain, une médecine plus préventive et prédictive qui soit inclusive et proche des besoins des patients.

3 questions à David De Amorim, Directeur Adjoint E-Santé de Docaposte, en charge de l’Innovation de la co-construction

1. Nous assistons à une digitalisation du système de santé depuis quelques années. Quelle est son origine et comment ce phénomène a-t-il progressé ?

« Ces 10 dernières années, on a pu assister à un foisonnement d’initiatives, disparates et difficiles à pérenniser, faute souvent d’un modèle économique viable ou d’une approche volontariste au niveau national, en plus d’une réglementation forte. On peut cependant citer un contre-exemple : le dossier pharmaceutique (DP) déployé par le CNOP (Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens) avec l’appui de Docaposte. Cet espace de santé sécurisé, dont Docaposte est l’opérateur depuis 2013, est personnel, universel et complémentaire du DMP (Dossier Médical Partagé) de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie), recense, pour chaque assuré qui le souhaite, les médicaments délivrés lors des derniers mois, sur ordonnance médicale ou conseil du pharmacien.

Fin 2018, le lancement du plan stratégique de l’Etat « Ma Santé 2022 » a marqué un tournant, qui a notamment permis de poser des infrastructures numériques nationales pérennes. Aujourd’hui, le suivi d’un certain nombre de pathologies chroniques par des outils digitaux est pris en charge par la CNAM. Ces nouveaux usages sont encadrés par de nouvelles réglementations comme l’article 51 de la LFSS (loi de financement de la Sécurité Sociale) qui permet de lancer des expérimentations en santé et dans le parcours de soins.

L’impulsion politique n’est cependant pas le seul facteur qui explique la digitalisation progressive de la santé en France. Dans les établissements de santé, on constate que des professionnels (chercheurs, soignants) multiplient les initiatives pour instaurer un meilleur suivi, recréer du lien, accompagner au quotidien ou apporter des services au moyen du digital.  Autre constat : la désertification médicale, à laquelle tout citoyen peut être confronté depuis quelques années, et pas seulement en territoire rural, a fait naître des initiatives pour pallier le manque de médecins. En 5-6 ans de nouvelles licornes ont ainsi émergé, se saisissant de cette problématique.

Aujourd’hui, la crise de la Covid-19 étant passée par là, un retour en arrière semble impossible : la digitalisation du monde de la santé va maintenant s’accélérer. Il faut capitaliser sur les acquis développés pendant cet épisode et apprendre à passer à la fois à un mode plus « industriel » et plus « agile » : en France, nous disposons d’une intelligence collective et d’un savoir-faire mais il subsiste encore un décalage entre l’envie, les compétences des porteurs de projets et les moyens dont ils disposent. »

2. Justement, quels enseignements pouvons-nous tirer de la crise ? Quels usages sont adoptés par les professionnels de santé et en quoi le digital a-t-il apporté des solutions aux besoins liés à la Covid-19 ?

« Cette crise a mis en lumière le besoin de transformation du secteur, mais aussi la pertinence et l’utilité du numérique dans la santé. Face à l’urgence, le digital a permis d’apporter des réponses concrètes, rapides et utiles et de nouveaux usages ont été massivement adoptés par les citoyens et par les professionnels de santé, comme la téléconsultation ou le télésuivi. De manière générale, on a repris conscience de l’importance de notre système de santé, au cœur de notre promesse sociale. Celui-ci doit être repensé dans son ensemble. Le « Ségur de la Santé », initié par l’État, va dans ce sens. Le plan « Ma Santé 2022 » a planté le décor pour bâtir un système plus moderne, plus innovant – incluant le digital – et davantage tourné vers ses différentes parties prenantes.

La crise sanitaire a aussi fait ressortir des interrogations, notamment concernant l’influence du digital sur la prise en charge dans les EPHAD. Une très grande partie des résidents de ces établissements a été affaiblie d’un point de vue affectif. De ce constat sont d’ailleurs nées des initiatives personnelles de la part de soignants, telles que l’usage de tablettes pour rompre l’isolement et permettre aux personnes âgées de garder le contact avec leurs proches. Par ailleurs, avec la raréfaction des places dans les maisons de retraite et le maintien à domicile croissant des séniors – le nombre de séniors en perte d’autonomie sera de 4 millions en 2050 selon l’INSEE – le digital apparaît comme un moyen d’apporter des services. Contrairement aux idées reçues, les séniors ne sont pas toujours les plus déconnectés ! Selon une étude du CSA et de l’association Les Petits Frères des Pauvres (2018), il reste certes du chemin à faire, mais plus d’un sénior sur deux utilise aujourd’hui Internet au quotidien. Ce n’était pas le cas il y a 10 ans. Seulement, il faut savoir les mettre en confiance avec des outils digitaux accessibles, simples d’usage et peu intrusifs.

Parmi les outils ludiques et interactifs qui peuvent améliorer le quotidien des personnes âgées, on peut citer la tablette Ardoiz®, une tablette à l’interface adaptée et à l’ergonomie simplifiée, adaptée aux séniors. C’est une solution éprouvée qui est distribuée dans nos bureaux de Poste. De même, le concept d’innovation d’enceinte connectée Voxima est voué à faciliter la vie des séniors. Celle-ci pourrait être couplée à la télévision et à la plateforme numérique e-santé de Docaposte, filiale numérique du Groupe : elle embarque un agent conversationnel pour permettre à toute personne âgée en capacité de parler d’activer un service. Avec cette innovation, l’utilisateur pourrait également utiliser la télécommande de la télévision pour gérer des activités ludiques (musique, radio, TV, informations locales…) ou interagir avec un service de télémédecine et être mis en relation avec son médecin ou avec un plateau de téléassistance. C’est encore un concept, mais le sens de l’histoire est là.

Nous l’avons bien vu pendant la crise : le digital permet notamment de recréer du lien dans un contexte sanitaire tendu où la santé prime souvent sur l’humain. »

« La crise de la Covid-19 doit nous permettre de faire un bond en avant dans la convergence du digital et de la santé »

3. Quel est le positionnement de Docaposte en matière de e-santé ? Quelles solutions Docaposte apporte-t-elle au secteur et quel rôle a-t-elle joué pendant la crise ?

« La digitalisation est une réalité du monde de la santé, qui n’échappe pas à cette transformation, à l’instar d’autres secteurs, et qui a vu ces dernières années l’arrivée de pureplayers sur son marché : des acteurs venus de la tech et du digital. Or, ces pureplayers peuvent être rachetés demain notamment par les GAFA. Dès lors se pose une question : qu’adviendra-t-il du traitement et de l’utilisation des données de santé ? L’hégémonie de ces géants du web est déjà avérée dans le e-commerce, dans la logistique, dans les transports urbains alternatifs… Chez Docaposte, nous sommes convaincus que nous devons déployer des infrastructures et des solutions made in France dans tous les domaines et notamment dans celui de la e-santé. D’autant qu’en France, nous disposons de centres d’excellence et de grandes figures reconnues mondialement et sommes donc capables de créer une filière d’excellence en e-santé qui soit, en plus, source de développement économique. Docaposte, en tant que Tiers de confiance, veut avoir un rôle actif dans l’émergence de cette filière.

Aujourd’hui, Docaposte fédère un écosystème autour de la e-santé en alliant le meilleur du numérique et de l’humain. Au cœur de notre stratégie se trouve la réconciliation des « 3 sphères » – qui est aussi le nom du Comité Scientifique que nous avons créé  – que sont la sphère médicale, la sphère médico-sociale et la sphère familiale/du patient. Notre positionnement de Tiers de confiance rassure et nous permet, d’une part, de développer des solutions de digitalisation pour favoriser le lien entre les différentes parties prenantes, et, d’autre part, de structurer des partenariats avec tous types d’acteurs du secteur : établissements de soins, laboratoires et groupements pharmaceutiques, mutuelles, start-ups…

Nous sommes fiers de contribuer à la digitalisation du secteur de la santé en apportant notre savoir-faire en numérique de santé et notre engagement dans l’usage éthique de la donnée. Nous sommes d’ailleurs le premier hébergeur de données de santé en France avec 45 millions de dossiers actifs. La santé est une priorité stratégique de Docaposte comme le prouve sa récente certification HDS (hébergeur de données de santé) qui renforce sa maîtrise des dispositifs d’hébergement de données de santé. Les données sont sanctuarisées chez Docaposte, dans nos data centers opérés en France par nos équipes.

Notre positionnement pérenne et éthique permet de lever les craintes sur la sécurité des données et sur leur exploitation. Cette confiance est déterminante notamment pour permettre de faire avancer la Data Science. Nous l’avons d’ailleurs constaté dans le cadre de l’épidémie de la Covid-19, où nous avons joué un rôle actif. Nous avons su, avec nos partenaires, apporter des réponses concrètes, dès le début de la crise, via le développement du site maladiecoronavirus.fr. Ce site d’information et d’orientation permet une auto-évaluation. Il a été créé par l’Alliance Digitale contre le COVID-19 (une vingtaine de partenaires emblématiques) et a permis d’orienter 9 millions d’utilisateurs, évitant ainsi à des personnes de se déplacer, à d’autres de se rassurer et, in fine, à réduire la pression sur le 15.
Mais ce site a aussi alimenté la recherche fondamentale et appliquée grâce aux données reçues, qui, compilées et anonymisées, nous ont permis de détecter que la perte d’odorat faisait partie des symptômes récurrents chez les personnes atteintes par ce virus. La France a ainsi été l’un des premiers pays à s’intéresser à ce symptôme. In fine, ce type de data et d’approche doit permettre d’imaginer des modèles prédictifs qui seront utiles pour anticiper les résurgences de cette épidémie, voire d’autres épidémies comme celles de la grippe saisonnière.

Pour finir sur une touche d’optimisme pragmatique, nous voulons croire que la crise actuelle aura des effets positifs dans la durée : elle doit nous permettre de faire un bond en avant dans la convergence du digital et de la santé pour apporter des réponses concrètes au bénéfice du plus grand nombre. »

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e-santé : "Docaposte engagée pour pour faire émerger une filière d’excellence en e-santé en France"

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Par  15 June 2020

candice-dauge Fortement réglementé et traitant de données sensibles, le secteur de la santé a besoin d’acteurs de confiance pour opérer sa transformation numérique et innover en confiance. Tiers de confiance et premier hébergeur de données de santé en France, Docaposte accompagne les professionnels des sphères médicale et médico-sociale, mais aussi les patients, pour développer des services en e-santé, les opérer et les faire évoluer. Avec la crise sanitaire, de nouveaux usages ont émergé au moyen du digital et, avec eux, le sentiment qu’il faut les pérenniser et les intégrer aux modes opérationnels pour proposer, demain, une médecine plus préventive et prédictive qui soit inclusive et proche des besoins des patients.

3 questions à David De Amorim, Directeur Adjoint E-Santé de Docaposte, en charge de l’Innovation de la co-construction

1. Nous assistons à une digitalisation du système de santé depuis quelques années. Quelle est son origine et comment ce phénomène a-t-il progressé ?

« Ces 10 dernières années, on a pu assister à un foisonnement d’initiatives, disparates et difficiles à pérenniser, faute souvent d’un modèle économique viable ou d’une approche volontariste au niveau national, en plus d’une réglementation forte. On peut cependant citer un contre-exemple : le dossier pharmaceutique (DP) déployé par le CNOP (Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens) avec l’appui de Docaposte. Cet espace de santé sécurisé, dont Docaposte est l’opérateur depuis 2013, est personnel, universel et complémentaire du DMP (Dossier Médical Partagé) de la CNAM (Caisse Nationale d’Assurance Maladie), recense, pour chaque assuré qui le souhaite, les médicaments délivrés lors des derniers mois, sur ordonnance médicale ou conseil du pharmacien. Fin 2018, le lancement du plan stratégique de l’Etat « Ma Santé 2022 » a marqué un tournant, qui a notamment permis de poser des infrastructures numériques nationales pérennes. Aujourd’hui, le suivi d’un certain nombre de pathologies chroniques par des outils digitaux est pris en charge par la CNAM. Ces nouveaux usages sont encadrés par de nouvelles réglementations comme l’article 51 de la LFSS (loi de financement de la Sécurité Sociale) qui permet de lancer des expérimentations en santé et dans le parcours de soins. L’impulsion politique n’est cependant pas le seul facteur qui explique la digitalisation progressive de la santé en France. Dans les établissements de santé, on constate que des professionnels (chercheurs, soignants) multiplient les initiatives pour instaurer un meilleur suivi, recréer du lien, accompagner au quotidien ou apporter des services au moyen du digital.  Autre constat : la désertification médicale, à laquelle tout citoyen peut être confronté depuis quelques années, et pas seulement en territoire rural, a fait naître des initiatives pour pallier le manque de médecins. En 5-6 ans de nouvelles licornes ont ainsi émergé, se saisissant de cette problématique. Aujourd’hui, la crise de la Covid-19 étant passée par là, un retour en arrière semble impossible : la digitalisation du monde de la santé va maintenant s’accélérer. Il faut capitaliser sur les acquis développés pendant cet épisode et apprendre à passer à la fois à un mode plus « industriel » et plus « agile » : en France, nous disposons d’une intelligence collective et d’un savoir-faire mais il subsiste encore un décalage entre l’envie, les compétences des porteurs de projets et les moyens dont ils disposent. »

2. Justement, quels enseignements pouvons-nous tirer de la crise ? Quels usages sont adoptés par les professionnels de santé et en quoi le digital a-t-il apporté des solutions aux besoins liés à la Covid-19 ?

« Cette crise a mis en lumière le besoin de transformation du secteur, mais aussi la pertinence et l’utilité du numérique dans la santé. Face à l’urgence, le digital a permis d’apporter des réponses concrètes, rapides et utiles et de nouveaux usages ont été massivement adoptés par les citoyens et par les professionnels de santé, comme la téléconsultation ou le télésuivi. De manière générale, on a repris conscience de l’importance de notre système de santé, au cœur de notre promesse sociale. Celui-ci doit être repensé dans son ensemble. Le « Ségur de la Santé », initié par l’État, va dans ce sens. Le plan « Ma Santé 2022 » a planté le décor pour bâtir un système plus moderne, plus innovant – incluant le digital – et davantage tourné vers ses différentes parties prenantes. La crise sanitaire a aussi fait ressortir des interrogations, notamment concernant l’influence du digital sur la prise en charge dans les EPHAD. Une très grande partie des résidents de ces établissements a été affaiblie d’un point de vue affectif. De ce constat sont d’ailleurs nées des initiatives personnelles de la part de soignants, telles que l’usage de tablettes pour rompre l’isolement et permettre aux personnes âgées de garder le contact avec leurs proches. Par ailleurs, avec la raréfaction des places dans les maisons de retraite et le maintien à domicile croissant des séniors – le nombre de séniors en perte d’autonomie sera de 4 millions en 2050 selon l’INSEE – le digital apparaît comme un moyen d’apporter des services. Contrairement aux idées reçues, les séniors ne sont pas toujours les plus déconnectés ! Selon une étude du CSA et de l’association Les Petits Frères des Pauvres (2018), il reste certes du chemin à faire, mais plus d’un sénior sur deux utilise aujourd’hui Internet au quotidien. Ce n’était pas le cas il y a 10 ans. Seulement, il faut savoir les mettre en confiance avec des outils digitaux accessibles, simples d’usage et peu intrusifs. Parmi les outils ludiques et interactifs qui peuvent améliorer le quotidien des personnes âgées, on peut citer la tablette Ardoiz®, une tablette à l’interface adaptée et à l’ergonomie simplifiée, adaptée aux séniors. C’est une solution éprouvée qui est distribuée dans nos bureaux de Poste. De même, le concept d’innovation d’enceinte connectée Voxima est voué à faciliter la vie des séniors. Celle-ci pourrait être couplée à la télévision et à la plateforme numérique e-santé de Docaposte, filiale numérique du Groupe : elle embarque un agent conversationnel pour permettre à toute personne âgée en capacité de parler d’activer un service. Avec cette innovation, l’utilisateur pourrait également utiliser la télécommande de la télévision pour gérer des activités ludiques (musique, radio, TV, informations locales…) ou interagir avec un service de télémédecine et être mis en relation avec son médecin ou avec un plateau de téléassistance. C’est encore un concept, mais le sens de l’histoire est là. Nous l’avons bien vu pendant la crise : le digital permet notamment de recréer du lien dans un contexte sanitaire tendu où la santé prime souvent sur l’humain. »
« La crise de la Covid-19 doit nous permettre de faire un bond en avant dans la convergence du digital et de la santé »

3. Quel est le positionnement de Docaposte en matière de e-santé ? Quelles solutions Docaposte apporte-t-elle au secteur et quel rôle a-t-elle joué pendant la crise ?

« La digitalisation est une réalité du monde de la santé, qui n’échappe pas à cette transformation, à l’instar d’autres secteurs, et qui a vu ces dernières années l’arrivée de pureplayers sur son marché : des acteurs venus de la tech et du digital. Or, ces pureplayers peuvent être rachetés demain notamment par les GAFA. Dès lors se pose une question : qu’adviendra-t-il du traitement et de l’utilisation des données de santé ? L’hégémonie de ces géants du web est déjà avérée dans le e-commerce, dans la logistique, dans les transports urbains alternatifs… Chez Docaposte, nous sommes convaincus que nous devons déployer des infrastructures et des solutions made in France dans tous les domaines et notamment dans celui de la e-santé. D’autant qu’en France, nous disposons de centres d’excellence et de grandes figures reconnues mondialement et sommes donc capables de créer une filière d’excellence en e-santé qui soit, en plus, source de développement économique. Docaposte, en tant que Tiers de confiance, veut avoir un rôle actif dans l’émergence de cette filière. Aujourd’hui, Docaposte fédère un écosystème autour de la e-santé en alliant le meilleur du numérique et de l’humain. Au cœur de notre stratégie se trouve la réconciliation des « 3 sphères » – qui est aussi le nom du Comité Scientifique que nous avons créé  – que sont la sphère médicale, la sphère médico-sociale et la sphère familiale/du patient. Notre positionnement de Tiers de confiance rassure et nous permet, d’une part, de développer des solutions de digitalisation pour favoriser le lien entre les différentes parties prenantes, et, d’autre part, de structurer des partenariats avec tous types d’acteurs du secteur : établissements de soins, laboratoires et groupements pharmaceutiques, mutuelles, start-ups… Nous sommes fiers de contribuer à la digitalisation du secteur de la santé en apportant notre savoir-faire en numérique de santé et notre engagement dans l’usage éthique de la donnée. Nous sommes d’ailleurs le premier hébergeur de données de santé en France avec 45 millions de dossiers actifs. La santé est une priorité stratégique de Docaposte comme le prouve sa récente certification HDS (hébergeur de données de santé) qui renforce sa maîtrise des dispositifs d’hébergement de données de santé. Les données sont sanctuarisées chez Docaposte, dans nos data centers opérés en France par nos équipes. Notre positionnement pérenne et éthique permet de lever les craintes sur la sécurité des données et sur leur exploitation. Cette confiance est déterminante notamment pour permettre de faire avancer la Data Science. Nous l’avons d’ailleurs constaté dans le cadre de l’épidémie de la Covid-19, où nous avons joué un rôle actif. Nous avons su, avec nos partenaires, apporter des réponses concrètes, dès le début de la crise, via le développement du site maladiecoronavirus.fr. Ce site d’information et d’orientation permet une auto-évaluation. Il a été créé par l’Alliance Digitale contre le COVID-19 (une vingtaine de partenaires emblématiques) et a permis d’orienter 9 millions d’utilisateurs, évitant ainsi à des personnes de se déplacer, à d’autres de se rassurer et, in fine, à réduire la pression sur le 15. Mais ce site a aussi alimenté la recherche fondamentale et appliquée grâce aux données reçues, qui, compilées et anonymisées, nous ont permis de détecter que la perte d’odorat faisait partie des symptômes récurrents chez les personnes atteintes par ce virus. La France a ainsi été l’un des premiers pays à s’intéresser à ce symptôme. In fine, ce type de data et d’approche doit permettre d’imaginer des modèles prédictifs qui seront utiles pour anticiper les résurgences de cette épidémie, voire d’autres épidémies comme celles de la grippe saisonnière. Pour finir sur une touche d’optimisme pragmatique, nous voulons croire que la crise actuelle aura des effets positifs dans la durée : elle doit nous permettre de faire un bond en avant dans la convergence du digital et de la santé pour apporter des réponses concrètes au bénéfice du plus grand nombre. »