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Article . Date de publication 05.03.2026 min . 👁 6 min
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A l’aune de l’augmentation des risques cyber et de la démocratisation de l’IA générative, la 13ᵉ édition du baromètre de l’Acsel sur la confiance des Français dans le numérique porte un constat marquant : leur confiance peine à se consolider face à des usages ancrés. Ce fil rouge a orienté la restitution des résultats le 19 février dernier.
En présence des partenaires Docaposte, CB, la Caisse des Dépôts et Consignations, le groupe BPCE et Orange, la conférence de restitution organisée par l’Acsel s’est structurée autour de plusieurs interventions ainsi que deux tables rondes. Au centre des discussions, une perspective commune : la confiance est une réponse nécessaire au sentiment d’insécurité technologique que ressentent les citoyens. Retour sur les enseignements de cette nouvelle édition.
Réalisé par l’Institut Toluna, ce baromètre confirme une tendance observée depuis plus de dix ans : la confiance des Français envers l’utilisation d’Internet reste minoritaire (45 % des répondants).
Et pour cause, un sentiment profond que les escroqueries en ligne sont de plus en plus présentes, selon 74 % des internautes. Le piratage des données est d’ailleurs perçu comme le risque n°1. Pourtant, « il existe un véritable décalage entre le ressenti des citoyens et la réalité », précise Ludovic Francesconi, Directeur développement et stratégie chez EPI, alors que seules 45 % des personnes interrogées déclarent avoir été, elles ou leurs proches, victimes d’escroquerie en ligne.
L’IA apporte aussi son lot de paradoxes. Si les usages de l’IA n’ont de cesse d’augmenter (chez 95 % des répondants), la confiance est quant à elle fragilisée lorsqu’elle est utilisée pour la génération de contenus en ligne (uniquement 47 % des répondants accorderaient leur confiance).
Le monde du travail n’échappe pas à cette méfiance : si 56 % des répondants affirment utiliser l’IA générative dans le cadre professionnel, elle représenterait une menace pour le secteur de l’emploi selon 67 % d’entre eux.
À noter que ces chiffres sont pondérés par les réponses des non-utilisateurs, qui tirent significativement ces résultats à la hausse ou à la baisse : « ce ne sont pas seulement les usages qui font la confiance, mais aussi ce que l’on entend dans les médias », ajoute Delphine Martelli-Banegas, directrice du département corporate de Toluna Harris Interactive.
Ce baromètre confirme des tendances mais soulève aussi des paradoxes où la confiance et la défiance s’entremêlent et se contestent. « Le numérique va plus vite que l’acculturation, ce qui pose la question de la fracture numérique, au-delà de la simple accessibilité » a évoqué Ludovic Francesconi, Directeur développement et stratégie chez EPI.
Face à cette ambivalence entre réalité des usages et craintes provoquées, les Français cherchent la sécurité. L’État et ses services s’illustrent alors comme l’acteur de confiance privilégié. L'historicité des institutions serait synonyme de robustesse et de confiance pour les concitoyens. Ainsi, 80 % des Français feraient davantage confiance aux services certifiés par l’État, contre 73 % pour ceux certifiés par l’ANSSI.
Même constat pour l’usage des réseaux sociaux : la régulation de l’État renforcerait la confiance pour 61 % des répondants. L’État a donc un rôle pivot à jouer, « en lien avec les industriels qui portent l’intérêt général au cœur de leurs missions comme Docaposte », ajoute Olivier Vallet, Président-directeur général de Docaposte.
Consultez la synthèse des résultats
En préambule de la restitution des résultats s’est tenu un entretien entre Olivier Vallet, Président-directeur général de Docaposte et Laurent Nizri, Président de l’Acsel. Au cœur de cet échange : le rapport ambivalent des Français au numérique. S’ils accordent une confiance importante aux solutions institutionnelles et souveraines, ils continuent néanmoins d’utiliser massivement les solutions des GAFAM, soumises aux lois d’extraterritorialité.
Olivier Vallet affirme qu’il est difficile de tenir une position manichéenne à ce sujet : « je ne suis pas contre les solutions des GAFAM, qui correspondent à des usages et ont prouvé une certaine pertinence. Le tout, c’est de pouvoir les utiliser en conscience. » La confiance et la souveraineté sont essentielles. Sans ces deux éléments combinés, les usages deviennent difficiles. « Si l’on ne maîtrise pas la technologie, on ne maîtrise pas la souveraineté. La bataille n'est pas perdue, beaucoup d'acteurs proposent des solutions souveraines et de confiance, et il existe une véritable prise de conscience, y compris au niveau de l’État », continue-t-il.
Pionnier en la matière, Docaposte a choisi de concentrer sa stratégie autour de la souveraineté et de la confiance numériques, grâce à son expertise autour des données sensibles dans un cadre sécurisé et éthique. Si le sujet était avant-gardiste, il est aujourd’hui au cœur de toutes les actualités. « La souveraineté est un enjeu économique et sociétal. Il ne faut pas que ce soit un simple effet de mode mais que les acteurs passent réellement à l’action », avance Olivier Vallet.
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C’est dans cette perspective que Docaposte s’inscrit dans la démarche de l’Indice de Résilience Numérique (IRN), outil qui permet aux entreprises d’évaluer leur niveau de dépendance numérique et d’en mesurer les évolutions. « Aujourd'hui le coût de la dépendance est titanesque. Celui de la souveraineté ne sera jamais aussi cher. Avec cet indice, on va pouvoir s’apercevoir qu’aucune solution souveraine alternative n’existe pour certains usages. Dès lors, l’État pourra investir ce sujet, notamment grâce à des partenariats avec les industriels », poursuit Olivier Vallet. La réussite de la souveraineté se trouve donc dans la cohésion d’un ensemble d’acteurs français et européens, afin de créer une alternative crédible aux solutions non-souveraines d’outre-Atlantique.
Cet entretien a ensuite donné lieu à deux tables rondes. Smara Lungu, Directrice Stratégie, Marketing, Communication, Relations Institutionnelles chez Docaposte est notamment intervenue sur la thématique « Comment construire de la confiance dans un contexte de généralisation de l’IA ? » Elle s’est exprimée sur le consortium Confiance numérique du quotidien, dont les travaux s’attachent à « comprendre comment les citoyens perçoivent concrètement cette notion de confiance dans le numérique ».
Une même conclusion est alors partagée par tous les intervenants : la pédagogie et l’accompagnement des citoyens dans ces nouveaux usages sont plus que primordiaux pour redonner confiance. « Les citoyens expriment un besoin d'avoir à leur disposition des outils concrets pour s'armer face à ces risques. C'est d'ailleurs tout l'objectif de notre campagne #PrenezLaConfiance : proposer des réflexes simples et utiles à chacun pour leur donner toutes les clés en main face aux risques cyber. À travers cette campagne, on prend l'exemple de situations très concrètes où l'on démontre comment on se protège et comment on reste en confiance dans les usages du quotidien », présente Smara Lungu.
Ainsi, en apportant aux citoyens des clés de compréhension autour du libre-arbitre et de la responsabilité dans le numérique et l’usage de l’IA, nous améliorons la confiance et garantissons une meilleure sécurité des données. In fine, chaque individu sera capable de questionner ses usages ainsi que ceux de ses interlocuteurs. « Lorsque le baromètre IA et data en santé de l'ACSEL révèle que 90 % des médecins utilisent l'IA dans leurs pratiques mais que seulement la moitié informe leurs patients de ces usages, ce n'est pas acceptable. Le citoyen est en droit d'avoir cette connaissance ; il a le droit de questionner et d’avoir des réponses précises » conclut Smara Lungu.
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