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Docaposte rejoint l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique »

Docaposte rejoint l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique »

Communiqué de Presse

Le 22.02.2022

7 min

Télécom Paris et Netexplo annoncent l'arrivée de Docaposte parmi les partenaires de l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique ». L'occasion de faire le point sur les raisons et les ambitions de cette nouvelle collaboration avec Sandrine Cathelat, Directrice des Études de l'Observatoire Netexplo et Smara Lungu, Directrice Stratégie et Relations institutionnelles chez Docaposte.

1/ Comment est venue l'initiative de la création de l'Observatoire «Technologies & Souveraineté numérique » et quels en sont les objectifs ?

Sandrine Cathelat, Directrice des Études de l'Observatoire Netexplo

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L'idée conjointe de Télécom Paris et Netexplo était de réunir des acteurs économiques, politiques et sociaux autour de travaux et d'études traitant de questions stratégiques liées à la maîtrise des technologies numériques, avec une volonté de produire également un catalogue de formations sur ces thèmes.

C'est ainsi qu'est né, en mai dernier, l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique », sous le haut patronage de Cédric O, Secrétaire d'État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, en partenariat avec Capgemini Invent, EDF, Renault, Orange Business Services, Thales et Les Villages by CA, incubateur du Crédit Agricole, ainsi que le Think Tank Villa Numéris.

Dès 2021, les premiers travaux de l'Observatoire ont permis de questionner la souveraineté numérique des grandes entreprises françaises, toutes de dimension internationale : comment la définir ? Quels en sont les enjeux ? Quels sont les leviers à disposition pour l'améliorer ?

Concrètement, après avoir mené des entretiens approfondis auprès de chacun de nos partenaires, nous avons constaté que, dans une société mondialisée et sur un secteur numérique dont la chaîne de valeur est distribuée partout sur le globe, la souveraineté numérique ne pouvait pas être synonyme d'autarcie.

L'objectif est plutôt de peser suffisamment dans le rapport de force qui lie les entreprises à leurs fournisseurs numériques pour rester maîtres de leurs choix technologiques et de leurs usages.

Sont évoqués ici les éléments indispensables à la technologie numérique :

  • les puces ou même les matières premières,
  • les logiciels (comme le Cloud de service, l'Intelligence Artificielle ou encore la cybersécurité),
  • évidemment le sujet des données (stockage et calculs sur la donnée),
  • et également les risques réglementaires (lois extraterritoriales).

Plusieurs leviers ont été identifiés pour travailler ce rapport de force et font l'objet de la « saison 2 » de notre observatoire.

  • Le premier est le besoin de montée en compétences des collaborateurs des entreprises, d'une part dans le but d'innover dans le champ notamment des Deeptech ou de la G5 ; d'autre part, dans le but de mieux maîtriser encore les technologies numériques actuelles autour de la Data, de l'Intelligence Artificielle ou de l'expérience client / UX par exemple. C'est ce qui permettra demain aux entreprises de piloter les projets d'égal à égal avec les principaux fournisseurs de solutions numériques que sont les géants américains ou chinois. Un éventail de formations a été développé pour répondre à ce besoin de montée en compétences des collaborateurs.
  • Le second levier sur lequel notre prochaine étude porte est celui des écosystèmes numériques qui permettent aux entreprises de peser plus lourd dans ce rapport de force et donc de gagner en indépendance, en autonomie d'usage et de décision : en innovant à plusieurs sur les Deeptech, en développant des solutions alternatives (et/ou redondantes) aux hyperscalers devenus incontournables, en travaillant sur la législation par exemple. Une prochaine étude, livrée en juin 2022, nous permettra d'explorer les écosystèmes favorables à la souveraineté numérique des entreprises notamment en essayant de comprendre quels sont leurs objectifs, quels sont les écueils ou les leviers de leur réussite, leurs liens avec les institutions nationales (gouvernement des pays) ou internationales (par exemple les instances européennes).

Nos observations se nourrissent des recherches du monde académique avec Télécom Paris, de l'expérience des écosystèmes développés par nos entreprises partenaires et de regards d'experts internationaux.

Aussi, avec nos partenaires issus de secteurs et de cultures différents notre volonté est de trouver ensemble ce qui fait nos convergences et nos divergences.

Un acteur comme Docaposte, avec un positionnement souverain affirmé et une stratégie d'entreprise qui s'appuie sur une logique d'écosystèmes pour créer une chaîne de confiance avec d'autres acteurs partenaires partageant le même ADN, intéresse particulièrement l'Observatoire.

Aujourd'hui, nous pouvons nous satisfaire d'agir sur 3 grands chantiers pour :

  • Observer, pour mieux comprendre de ce qui se passe aujourd'hui dans le monde du numérique, mais également ce qui va s'y passer demain : effort de prospective et d'anticipation.
  • Collaborer, en diffusant du savoir, des points de vue, des expériences. Mise en commun et partages de bonnes pratiques sont l'occasion de rencontres et demain peut-être d'ateliers de travail en commun sur des sujets divers.
  • Former, augmenter la compréhension et la compétence de nos collaborateurs sur ces sujets technologiques est essentiel pour la souveraineté numérique telle que définie. Les entreprises doivent être suffisamment armées pour travailler et discuter avec leurs pairs dans un écosystème commun, pour croire en leur capacité à innover et à compter dans ce monde numérique.

2/ En quoi intégrer le cercle des partenaires de cet Observatoire intéresse une entreprise comme Docaposte et quelles sont les synergies entre vous ?

Smara Lungu, Directrice Stratégie et Relations institutionnelles chez Docaposte

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Filiale du groupe La Poste, Docaposte est un acteur important de la confiance numérique en France. Nous sommes d'ailleurs fiers de figurer dans le TOP 10 de l'Observatoire ACN de la confiance numérique 2021, aux côtés de grands groupes comme Thales, Atos ou Sopra.

D'autre part, Docaposte fait référence dans les secteurs de l'Intelligence Artificielle et de l'e-santé au service de la souveraineté numérique.

Notre entrée dans l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique » est en cohérence avec nos ambitions stratégiques et nous ouvre l'opportunité de travaux communs, à plusieurs titres :

  1. Une ambition internationale partagée : cette collaboration fait particulièrement sens par rapport à notre volonté commune de couverture internationale. En effet, nous avons engagé une démarche très volontariste de développement à l'international et comptons bien devenir d'ici 2030 la référence européenne en matière de confiance numérique. Le secteur étant de plus en plus encadré à l'échelle européenne, être référent nécessite donc de dépasser les frontières nationales. Or, l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique » ne se limite pas à une dimension nationale lui non plus : son réseau académique composé des plus grands experts du numérique est devenu mondial.
  2. Notre vision commune de l'innovation : Docaposte crée des solutions innovantes, robustes, personnalisées, responsables et durables pour permettre à toutes les organisations de réussir leur transformation numérique en confiance. Et nous avons la ferme volonté d'être moteur et de faire bouger les lignes dans cet univers de la confiance numérique. Les équipes de l'Observatoire travaillent sur des thématiques technologiques qui font totalement écho à notre stratégie comme l'Intelligence Artificielle, les services cloud, la cybersécurité et l'informatique quantique. D'autre part, depuis sa création, et dans le cadre de ses travaux, l'Observatoire embarque une forte dimension « d'anticipation des tendances » qui nous a séduits et qui permettra d'enrichir notre réflexion stratégique. Soulignons que depuis 2008, les lauréats du prix annuel Netexplo, qui récompense les meilleures initiatives en termes de transformation digitale, ne sont autres que des entreprises comme Twitter, Airbnb, Waze ou encore Slack, autant de pépites découvertes par l'Observatoire.
  3. Un réseau de partenaires engagés et œuvrant ensemble pour une souveraineté responsable. La richesse des contributions des acteurs partenaires de l'Observatoire, la diversité des regards et le partage de nos enjeux, parfois différents, souvent complémentaires, nous réjouissent. Ces débats nous nourriront et nous sommes fiers d'y contribuer.
  4. Autre volet fort : la formation. Nous accordons une attention particulière à nos talents avec une réelle volonté d'accompagner nos forces vives, de les orienter et de construire avec elles de véritables parcours de carrière. En effet, la confiance est dans notre ADN et elle se décline non seulement envers nos clients mais aussi vis-à-vis de nos collaborateurs. Notre crédo repose sur une symétrie des attentions : nous pensons que se mettre en capacité d'accompagner nos clients dans leur transformation passe aussi par notre capacité à opérer cette démarche en interne.

Dans le cadre de l'Observatoire « Technologies & Souveraineté numérique », Télécom Paris et Netexeplo ont créé des programmes de formations certifiantes avec Télécom Paris bien entendu, mais également d'autres grandes écoles de renom comme HEC Paris ou l'ESCP. À travers notre partenariat, nous avons le plaisir et la fierté d'offrir ainsi l'accès à des formations certifiantes à une centaine de docapostiers. Ce parcours permettra à nos équipes de renforcer leurs compétences par exemple en data ou sur les Deeptech.

Avec ce dispositif, Docaposte ambitionne ainsi de développer sa vision stratégique pour faire grandir ses collaborateurs et de ce fait, l'entreprise toute entière.